Des marchés à conquérir : finance, or et pétrole
Le président Hassan Rohani a affirmé ce dimanche la "nécessité" grandissante d'un "recours aux capitaux étrangers" pour soutenir "une croissance de 8%", l'Iran a "besoin de 30 à 50 milliards de dollars d'investissements étrangers par an".

De plus, l'accord signe la fin des "sanctions secondaires" qui concernaient, entre autres, la France. Téhéran va donc pouvoir importer plus facilement des produits étrangers, mais ce sont surtout les secteurs bancaires et financiers, celui des assurances, celui du pétrole et du gaz, celui de l'or ou encore celui de l'automobile, qui vont s'ouvrir en priorité.

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Pour les Etats-Unis : du caviar, des avions et... des pistaches
Les Américains auront un petit supplément commercial : ils peuvent désormais vendre à l'Iran des avions commerciaux ou encore des voitures, et importer de Téhéran des produits tels que des tapis (persans), de l'or, du caviar ou des pistaches.

Un pétrole toujours bas
Le retour de l'Iran sur le marché pétrolier risque de compromettre davantage la reprise des  cours, au plus bas en douze ans, même si les analystes ne s'attendent pas à un choc massif. Téhéran souhaite vendre plus de 500.000 barils par jour, ce qui ferait baisser le prix du baril sur les marchés mondiaux.

Une nouvelle destination touristique
Le tourisme est une des priorités du gouvernement iranien. L'Iran a prévu d'investir massivement dans l'hôtellerie, afin de multiplier par cinq le nombre de touristes d'ici 2025, à 20 millions de personnes, avec un gain de 30 milliards de dollars à la clé. Les grands groupes, comme AccorHotels, sont déjà sur le coup. Vous allez bientôt pouvoir découvrir plus facilement tous les trésors de la Perse ancienne.

La paix au Moyen-Orient ?
Les États-Unis caressent l'espoir de rétablir un "équilibre" entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, avec l'ambition de mettre fin aux guerres de la région. Grandes rivales, la monarchie saoudienne sunnite et la République islamique iranienne chiite s'affrontent par conflits interposés, en Syrie, en Irak, au Liban ou au Yémen.

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