Petites phrases et allusions se multiplient autour de l’éventuel retour de Sarkozy en politique. L’ancien président lui-même a glissé à ce propos "que l’on échappe pas à son destin", lors d’un forum économique organisé vendredi en Suisse. Puis les choses se sont encore un peu davantage précisées dans l’après-midi, en marge des cérémonies organisées en Normandie pour commémorer le Débarquement du 6 juin 1944.

Interrogé sur France 2 sur son avenir en politique, il a d’abord fait mine d’éviter la question en répondant que "ce souvenir de ce qui s'est passé, de cette Europe, de ce monde qui était au bord du drame et qui s'en est sorti parce que des centaines de milliers de gens ont sacrifié leur vie et leur santé, ont abandonné leurs familles, pour préserver l'idée qui était la leur, celle de la liberté, c'est ça qui compte, la politique n'a pas sa place là". Avant d’ajouter : "Peut-être un autre jour".

Juppé préféré à Sarkozy

Son ancien ministre de l’Intérieur et fidèle ami Brice Hortefeux avait déjà affirmé cette semaine au Monde que le retour de Nicolas Sarkozy était une "nécessité" pour faire face aux crises en France, non seulement au niveau de l'exécutif et de la majorité mais aussi à celui de l'UMP.

Mais à en croire un sondage BVA pour Le Parisien et i>télé, publié ce samedi, rien n’est gagné pour l’ancien chef de l’Etat. Alain Juppé serait en effet le préféré des Français pour diriger l’UMP. Nicolas Sarkozy reste en revanche le favori des militants du parti.