L'histoire a tout l'air d'un canular. Il n'en est rien. Ces voyageurs devaient prendre l'avion lundi soir à Rome pour rentrer à Nantes. Ils ne sont finalement arrivés à bon port que vendredi après-midi. Ouest-France rapporte la galère de ces passagers qui, de grève en annulation, se sont retrouvés plusieurs jours en transit dans différents aéroports européens.

A l'origine, un mouvement de grève des contrôleurs aériens en France a provoqué l'annulation du vol Rome-Nantes de la compagnie Vueling. Ils  patientent et comprennent qu'aucun autre vol ne leur sera proposé avant le lendemain. Après avoir bataillé avec le personnel, les vacanciers sont finalement logés à l'aéroport. Pour les repas, ils sont dirigés vers un buffet spécial. "Comme des pestiférés", regrette Laurence Monard, qui voyageait avec sa fille. Et ne se voient pas proposer le même menu que les autres clients.

La nuit à l'hôtel à leur frais

Nouvelle déconvenue le lendemain. Alors que les passagers doivent prendre un nouveau vol, leurs noms ont disparu des listes d'embarquement. A nouveau, de longues heures d'attente.

Pour Marc et Françoise Lechat, un autre vol pour Bruxelles leur est proposé mais la suite du trajet jusqu'en Bretagne serait à leur frais. Ils refusent. Pour la nuit suivante à l'hôtel, ce sont eux qui doivent mettre la main au portefeuille. Ils finissent par obtenir un vol jeudi, en passant par l'Espagne. Mais une fois encore, la location de la voiture après avoir atterri à Paris est à leur frais.

Obligée de poser quatre jours de congé supplémentaires

Laurence Monard et sa fille doivent transiter par Barcelone pour rentrer en France. Mais jeudi matin, leur vol est en retard pour des raisons techniques. Une fois arrivées en Espagne, elles ratent la correspondance. La jeune femme a dû poser quatre jours de congé supplémentaires."Heureusement, son employeur a été compréhensif", explique sa mère. Elles n'obtiendront un vol pour la France que le lendemain, vendredi.

Si la mésaventure peut prêter à sourire, Marc Lechat, électricien à Plougoumelen dans le Morbihan, est loin d'avoir été enchanté par son voyage à rallonge. Il devait intervenir chez plusieurs clients dès mardi. "Il a fallu tout annuler et prendre un intérimaire pour rattraper", raconte son épouse au quotidien régional. Ils ne comptent pas en rester là et se sont retournés contre la compagnie aérienne.