Dans la mine de Severnaïa, située près de Vorkouta, en Russie, à plus de 100 km au nord du cercle polaire, un premier coup de grisou, survenu à une profondeur de 748 mètres, a tué quatre personnes jeudi dernier. Vingt-six autres mineurs ont été portés disparus, sur un total de cent dix travailleurs ce jour-là.

Des sauveteurs ont alors été dépêchés sur place pour tenter de les retrouver, sans savoir s’ils étaient toujours en vie. Mais samedi, une nouvelle explosion de méthane a tué ces derniers. Les autorités ont alors décidé de mettre fin aux opérations de sauvetage, estimant que les 26 disparus de jeudi étaient décédés.

"Aucune chance de survie"

"D'après le conseil technique d'expertise, les 26 personnes qui se trouvaient dans la mine (au moment du coup de grisou) n'avaient aucune chance de survie", a écrit Tatiana Bouchkova, porte-parole de Vorkoutaougol, qui opère la mine de Severnaïa, dans un courriel adressé à l'AFP.

Le bilan de ces deux coups de grisou s’élève au total à 36 morts, faisant de cet accident le plus meurtrier dans le pays ces dernières années.