"Nous devons être capables d'avoir un zonage l'été (deux zones), et six semaines (de vacances), c'est suffisant". Même si Vincent Peillon a ensuite tenté de minimiser ses propos sur itélé en affirmant que "la réduction des vacances n'était pas d'actualité", le ministre de l'Education a préconisé le contraire, un peu plus tôt dimanche sur BFMTV. Sans fixer de calendrier précis sur sa mise en oeuvre, le ministre a ajouté que "cette question ne serait pas abordée avant 2015". Il a réaffirmé que son objectif était d'"aller progressivement" vers 37 à 38 semaines de cours durant l'année, contre 36 semaines, voire 35 avec les ponts à l'heure actuelle.

Appliquée, cette proposition aura une incidence sur l'organisation des examens et notamment du baccalauréat. Myriam Menez, secrétaire générale de la fédération nationale de la PEEP (Fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public) lance : "Vincent Peillon devrait arrêter les effets d'annonces. C'est du bricolage, comme d'habitude, ça ne prend pas en compte la réalité". Elle précise : " Qui va passer le bac en premier ? Certains le passeront donc quinze jours avant les autres ?"

Un zonage qui laisse sceptique

Plus nuancé, Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (Fédération des Conseils des Parents d'Elèves) assure "ne pas être mécontent. Le temps est venu de faire un autre calendrier". Cependant, il ajoute ne pas être "demandeur de zonages". Tout aussi sceptique, Sylvie, du collectif "Prenons le temps pour nos enfants" s'interroge sur la pertinence de deux zones. Cyrielle, une autre membre du collectif, attend de voir "comment cela s'organise".

Brigitte Cerf, de la SNUIPP-FSU, trouve ce zonage "complètement délirant". La militante précise : "cela veut dire que des enfants vont partir en vacances sans leurs parents dans le cas des familles séparées ? Cette proposition n'est pas pensée pour le bien-être des enfants mais pour faire plaisir au milieu du tourisme". Robert Andresen du Sundep (Syndicat de l'enseignement privé de l'Académie de Créteil) assure, circonspect, : "je ne sais pas si cela va plaire à beaucoup de familles". Interrogé, sur TF1, dimanche soir sur la proposition, François Fillon (UMP) a fustigé "l'improvisation" du gouvernement sur "un sujet important" qui mériterait une concertation.