"Dernier avertissement. Dites-nous où abite Beryl, mettez sa nouvelle adresse sur les boites aux lettres sinon on va brulez vos voitures et tout cassez. Il nous doit du fric, les dettes courrent toujours avec intérêts et on finira par le retrouver. Cessez de le protégez ! Beryl, paie tes dettes !" C'est l'un des messages, fautes d'orthographe incluses, qu'une vingtaine d'habitants d'une résidence HLM à Saint-Laurent-de-la-Salanque, près de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, ont reçu dans leurs boîtes aux lettres depuis lundi.

"Il nous doit du fric"

Avec ces quelques mots rédigés au feutre rouge sur une simple feuille découpée, les trafiquants de drogue menacent les résidents de représailles s'ils ne livrent pas la nouvelle adresse de leur débiteur, un ancien locataire de la résidence.

"Donnez-nous la nouvelle adresse de Beryl sinon on va tout saccager. Mettez-la sur la boite. Il nous doit du fric et les dettes ça se paye toujours, le chite c'est pas gratos. Y'aura des conséquences sinon", est-il également écrit dans une variante à l'encre bleue.

"C'est assez grave et angoissant"

Les locataires concernés se sont rendus à la gendarmerie. "On ne sait pas si cela a été mis dans nos boîtes samedi, dimanche ou ce lundi matin, raconte l'un d'entre eux au quotidien régional L'indépendant. On ne peut pas deviner s'ils vont mettre les menaces à exécution, mais dans ces affaires de drogue ça peut mal tourner, on le voit ailleurs. On ne sait pas vraiment de qui ils parlent, on pense que c'est quelqu'un qui ne vit plus ici. Quoi qu'il en soit, je pense que c'est sérieux et assez grave. C'est angoissant. D'autant qu'il y a quand même beaucoup de personnes âgées. On va s'organiser et surveiller par les fenêtres, notamment pour les femmes qui vivent seules et qui rentrent tard le soir dans la nuit."

Si aucune plainte n'a pu être enregistrée, les menaces ne constituant pas une infraction pénale, la gendarmerie a décidé de placer le quartier sous surveillance.

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