Le ministre du Travail a peut-être été un peu vite en besogne. Interrogé au micro d'Europe 1 sur les contrats d'avenir, Michel Sapin a assuré mardi matin que ce dispositif prévu pour la rentrée proposerait aux jeunes chômeurs de moins de 25 ans "un vrai boulot en contrat à durée indéterminée"... mais "pendant une durée suffisante entre un et trois ans". Un CDI limité dans le temps ? L'innovation aurait de quoi déconcerter. Mais elle relèverait en fait du lapsus. Ou plutôt du "raccourci malheureux", selon les éclaircissements apportés au Lab d'Europe 1 par le ministère du Travail.
"Deux choses à ne pas confondre"
Le cabinet de Michel Sapin a en effet précisé au site les propos du ministre. "Il y a deux choses à ne pas confondre, a-t-il souligné : la durée du contrat de travail, d'une part, et la durée de versement de l'aide. L'aide sera versée à durée déterminée, pendant une période de un à trois ans. La forme du contrat - CDD ou CDI - sera, elle, laissée à la discrétion de l'employeur, même si le ministère du Travail fera tout pour inciter à la conclusion de CDI."
Les choses sont claires. Mais Michel Sapin n'en est pas à sa première erreur de langage. Avant les vacances, il avait déjà commis un petit lapsus sur RTL : "nul ne voudra encadrer la foudre" d'Arnaud Montebourg, avait-il déclaré alors qu'on l'interrogeait sur la "fougue" du ministre du Redressement productif.













