La "mauvaise blague" lui coûte aujourd'hui bien cher. Jeudi, metronews vous avez sélectionné un fait divers du jour pour le moins atypique : l'histoire d'un homme qui, mardi matin a Sarlat (Dordogne), s'était mis en tête de braquer son bureau de tabac. Problème : bien qu'encagoulé, le jeune homme de 21 ans avait été reconnu - à cause de son regard - par la patronne des lieux. "Je lui ai dit 'je te connais', même si je ne pouvais pas décliner son identité, nous racontait-elle, encore sous le choc, jeudi. Décontenancé, le braqueur avait alors enlevé par cagoule, rangé son arme et...payé ses cigarettes. Avant de partir, comme si de rien n'était.

Pistolet à billes

L'affaire pourrait prêter à sourire, si elle n'avait pas traumatisée la gérante, qui avait décidé de se rendre aussitôt à la gendarmerie pour porter plainte pour "tentative de vol à main armée". Arrêté seulement quelques heures après les faits, le jeune homme est passé jeudi en comparution immédiate. Devant le tribunal, l'apprenti braqueur a reconnu qu'il était sous l'emprise de la cocaïne au moment des faits et qu'il avait payé ses cigarettes avec la carte bancaire d'un ami dont il avait le code. Selon les éléments dévoilés à l'audience, l'arme utilisée était en fait... un pistolet à billes.

Mais toutes ces explications - notamment celle de la "mauvaise blague" n'auront pas suffi à attendrir le tribunal correctionnel de Bergerac, qui a décidé de condamner le braqueur amateur à trois ans de prison, dont six mois ferme. Il a été écroué à l'issue de l'audience.