Comment expliquez les 20 % d’augmentation du nombre de tués sur les routes en avril ?
Les causes classiques comme l’alcool, la vitesse ou le téléphone restent des facteurs importants. Mais depuis 2009 l’effectif des motards CRS a baissé de 30 % passant de 630 à 424 actuellement. Le gouvernement veut remplacer l’homme par des radars, mais cela ne suffit pas.

La politique du chiffre dénoncée par certains est-elle aussi en cause ?
Oui. On nous demande de faire du chiffre, alors que nous devrions lutter contre les infractions. On se place aux endroits où ça marche le mieux, sur des lignes droites où le danger est faible. La vitesse n’est pas contrôlée sur les emplacements véritablement à risque.

Quelle est la solution ?
La solution serait d’être plus présents. Nous sommes favorables à la création d’une police de la route exclusivement dédiée cette tâche. C’est en faisant plus de contrôles et d’une manière plus efficace que nous réduiront le nombre de morts.