"Donner du courage". Ségolène Royal était l'invitée du journal de 20 heures de TF1 dimanche à l'occasion de la sortie de son livre Cette belle idée du courage qui brosse le portrait d'illustres figures telles que Nelson Mandela, Dilma Roussef ou François Mitterand. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle, sourire aux lèvres, a décrit ces personnalités politiques comme "des passeurs de courages", tous "transmettant une énergie farouche". Une énergie dans laquelle celle qui a disparu, ou presque, de l'affiche a puisé, à la suite de ces échecs, et qui lui a permis de relativiser : "Ces histoires vraies, ces histoires extraordinaires permettent de donner du courage, surmonter la peur en action", a déclaré la socialiste, dont le livre lui permet de retrouver les projecteurs des médias.

Un retour au gouvernement "pas d'actualité"

Et face à Claire Chazal, Ségolène Royal ne s'est pas fait prier pour faire entendre sa petite musique. Au sujet de la première année au pouvoir de François Hollande, la présidente de la région Poitou-Charentes, loquace, a estimé que "beaucoup de choses ont été faites mais qu'il reste beaucoup de choses à accomplir". Ségolène Royal a écarté le fait qu'elle puisse revenir dans le gouvernement en cas de remaniement : "Ce n'est pas d'actualité. Je suis à la tête de ma région, j'y suis fidèle, j'y ai engagé des réformes très importantes et j'entends conduire ces chantiers jusqu'au bout". Avant d'ajouter : "On est dans une phase où il faut maintenant accélérer, fixer sans doute deux trois grandes priorités bien claires. Il faut que le gouvernement trouve vraiment un esprit d'équipe. Qu'il n'y ait plus de dissensions".

Intransigeante, Ségolène Royal a balayé toute possibilité de retour de Jérôme Cahuzac dans la vie politique : "il ne peut pas revenir car dans son cas, il y a eu une transgression d'une règle absolue en politique qui est de servir les autres et de ne pas se servir. Le responsable politique doit servir les autres et être exemplaire".