Et si Ariel Castro n'avait pas choisi de mettre fin à ses jours ? La thèse du suicide a pris du plomb dans l'aile jeudi, jour choisi par l'administration pénitentiaire de l'Ohio pour dévoiler un rapport qui suggère que le "tortionnaire de Cleveland", retrouvé mort dans sa cellule le 3 septembre dernier, aurait pu accidentellement succomber à une "asphyxie érotique".

Un détail troublant laisse en effet penser que celui qui a séquestré et violé pendant 10 ans trois Américaines à Cleveland n'a pas choisi de s'ôter la vie. S'il a été retrouvé avec un drap autour du cou, Ariel Castro avait le pantalon et ses sous-vêtements "baissés jusqu'aux chevilles", selon le rapport de l'administration pénitentiaire.

Comme David Carradine ?

Difficile alors d'écarter la possibilité d'une pratique sexuelle qui a mal tourné, à l'instar de ce qui était arrivé à l'acteur américain David Carradine, protagoniste des films Kill Bill retrouvé mort dans les mêmes circonstances, le 4 juin 2009 à Bangkok. L'administration pénitentiaire indique que la signification de ce détail "reste incertaine", mais elle a tout de même décidé de transmettre ces nouvelles informations aux autorités supérieures de l'Etat de l'Ohio "pour prendre en considération la possibilité d'une asphyxie érotique".

D'autres éléments accréditent la thèse de l'accident. Le document souligne en effet qu'Ariel Castro n'avait aucune tendance suicidaire et que le prisonnier de 53 ans, condamné début août à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de 1000 ans, n'a laissé aucune note derrière lui. "Aucune autre observation immédiate des lieux de l'accident n'a conduit à une quelconque conclusion sur les motivations" de Castro, précise le rapport.