L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse, tué par un tir de grenade le 26 octobre 2014 lors d'une manifestation contre le barrage de Sivens, progresse. Entendus par les juges d'instruction, de nouveaux témoins affirment que le jeune militant écologiste avait une attitude pacifique au moment de sa mort.

C'est Mediapart qui rapporte ces dernières informations. Et les nouveaux témoignages viennent contredire la version des gendarmes. Plusieurs témoins expliquent avoir vu Rémi Fraisse crier aux forces de l'ordre "Arrêtez !", tout en levant les mains en l'air. Juste avant de se faire tuer.

Appel à témoins

Ces témoins de la scène ont pu être interrogés par les juges Anissa Oumohand et Élodie Billot, du tribunal de grande instance de Toulouse, grâce à un appel à témoins, lancé par les parents de Rémi Fraisse. Selon Mediapart, la plupart d'entre eux n'avaient jusqu'alors pas parlé à la justice.

La thèse de l'accident, invoquée par la défense, ne tient plus, selon Claire Dujardin, l’une des avocats de la famille de Rémi Fraisse. Elle a déclaré à l'AFP : "L’ordre d’utiliser des grenades offensives était disproportionné et le gendarme a commis une faute d’imprudence dans l’exécution de cet ordre". Le 21 mars dernier, le gendarme auteur du tir de grenade a été placé sous le statut de témoin assisté.

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