Après avoir quémandé auprès de 27 pays différents, l'espion le plus controversé du moment aurait trouvé sa terre d'asile. Edward Snowden, l'ex-consultant du renseignement américain confiné dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo depuis 17 jours, aurait accepté la proposition d'asile politique du président du Venezuela, Nicolas Maduro, selon un responsable du Parlement russe.

"Comme on pouvait s'y attendre, Snowden a donné son accord à la proposition d'asile politique de Maduro", a déclaré mardi le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre basse (Douma) du Parlement, Alexeï Pouchkov, sur son compte Twitter. Le message est resté environ une demi-heure sur son compte, avant d'être retiré. Dans un autre tweet publié ensuite, Alexeï Pouchkov a affirmé n'avoir fait que reprendre une information de la chaîne de télévision publique Vesti 24. Cette dernière avait affirmé la veille que "le Venezuela a finalement reçu une réponse de l'ex-agent de la CIA".

Wikileaks nuance

Le site WikiLeaks a cependant rappelé mardi soir sur son compte Twitter qu'"Edward Snowden n'a pas encore officiellement accepté l'asile au Venezuela". "Les Etats concernés feront une annonce si et quand cela sera opportun. Cette annonce sera alors confirmée par nos soins", a ajouté le site fondé par Julian Assange qui a joué un rôle actif dans la fuite de Snowden.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, avait confirmé lundi avoir reçu la demande d’asile d’Edward Snowden. Celui-ci "devra décider quand il prendra un avion, s’il veut finalement venir ici", avait-il ajouté. Il n’y a pas de vol direct entre la Russie et le Venezuela, et Edward Snowden devrait, le cas échéant, faire escale à Cuba.