Chaque Français utilise en moyenne 16 piles et/ou petites batteries (portables, ordinateurs…) par an. La plupart savent maintenant qu’avec les métaux qu’elles contiennent, ces piles ne se jettent pas à la poubelle mais se déposent dans des conteneurs adaptés. En France, le recyclage des piles et une réalité avec 78 % de la population qui déclare les trier, contre 24 % en 1998, indique une étude menée en 2013 par la TNS Sofres. Une bonne nouvelle quand on sait que 1,2 milliard de piles sont vendues chaque année en France.

Les piles sont collectées, triées par catégorie afin de subir un traitement adapté puis recyclées. C’est la mission de Cor épile, premier éco-organisme en charge de la collecte et du recyclage en France. Et même si la collecte est contraignante, avec seulement 35 000 points de récupération (5 pour 10 000 habitants) dans les magasins ou déchetteries, la motivation "responsable" est de mise et le résultat satisfaisant. L'organisme, qui fête ses dix ans d'activité cette année, note qu'elle recycle 2,5 fois plus qu'à ses débuts, soit 8 100 tonnes en 2012 et 60 000 tonnes sur l'ensemble de la décennie. C'est le poids de six Tours Eiffel que les Français ont contribué à recycler : bravo !

Des gouttières de toit, des fourchettes, de nouvelles batteries…

Qu'en fait-on après la collecte ? Il est possible de récupérer jusqu’à 33 % de zinc et 24 % d’acier dans des piles alcalines. Le premier métal sera utilisé pour fabriquer des gouttières ou toitures, le second revendu à l’industrie automobile ou aux fabricants des arts de la table pour en faire des couverts. Enfin, plomb, nickel, cadmium et métaux précieux, extraits des piles rechargeables en fin de vie seront réemployés, notamment dans la fabrication de nouvelles batteries.

Concrètement, Corépile convertit 100 kg de piles et batteries collectées en un peu plus de 50 % de métaux recyclés pour une économie annuelle de 7 000 tonnes de métaux en France. Un geste concret pour notre environnement, mais également une économie non négligeable compte tenu de la raréfaction de certaines matières premières. Une solution écologique finalement assez simple qui consiste donc à ne pas perdre la face… devant les piles.