Ils veulent être heureux au travail, et le font savoir. D’après une étude* Jobaproximite/OpinionWay, les candidats français à l’emploi souhaitent avant tout se sentir utiles à travers leur travail et sont même enclins, pour cela, à faire des compromis.

Ils sont en effet 24% à accepter de travailler le dimanche, 21% à prendre un poste moins élevé, ou encore 20% à songer à déménager. "98% des candidats sont prêts à accepter une formation pour apprendre un nouveau métier", indique Hervé Solus, cofondateur du site de recrutement Jobaproximite commanditaire de l’étude.

La crise, et alors ?

Malgré un contexte de crise, la priorité des reste l’épanouissement personnel. Dans cette enquête, un salaire élevé arrive seulement au 3e rang (34%) des critères les plus importants, derrière un job intéressant (61%) ou un travail utile (51%). "C’est un gage d’espoir qui démontre que les candidats sont en quête de sens et d’engagement et souhaitent trouver une entreprise dans laquelle ils vont s’épanouir", estime Hervé Solus, qui invite les entreprises à faire évoluer leur CV afin de mettre en lumière les valeurs et le potentiel des candidats.

Un constat qui n’étonne pas Patrick Dumoulin, fondateur de l’institut Great Place to Work, qui publiera le 19 mars son palmarès des entreprises où il fait bon travailler. "Les jeunes générations sont plus sensibles au bien-être au travail, et se sentent plus concernées par l’équilibre vie privée-vie professionnelle", remarque-t-il. Reste que, selon lui, le bien-être est un tout : "C’est être bien traité à la fois au niveau du salaire, des horaires, et de l’ambiance au travail."

*Etude menée du 8 au 15 janvier auprès d'un échantillon de 1 015 personnes en recherche d’emploi.