La loi a beau assurer à chacun le droit d'accès à un avocat, défendre un terroriste n'est pas de tout repos. Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, principal suspect des attentats du 13 novembre arrêté il y a une semaine en Belgique, a ainsi été agressé mardi par un individu qui n'appréciait manifestement pas qu'il exerce son activité auprès de l'homme le plus recherché d'Europe.

Me Mary, pas du genre à se laisser faire dans les prétoires comme dans la rue, a pris le dessus sur son assaillant, avant de le mettre en fuite. S'il n'a pas souhaité être placé sous protection, il a tout de même fermé son cabinet, "pour assurer la sécurité de mes collaborateurs", explique-t-il dans les colonnes du quotidien belge Le Soir. Depuis qu'il a accepté d'assurer la défense de Salah Abdeslam, l'avocat a en effet reçu des centaines de mails de menaces.

"Je n'aurais peut-être jamais commencé"

De quoi le pousser à se désister ? Selon le journal flamand Het Nieuwsblad, il aurait envisagé de renoncer à défendre le terroriste présumé après les attentats de Bruxelles. Des interrogations démenties depuis par Sven Mary, qui reconnaît toutefois qu'il "n'aurait peut-être jamais commencé" s'il avait su ce qui allait se produire.

A LIRE AUSSI
>>
Attentats de Bruxelles : un deuxième suspect en fuite activement recherché
>> Les liens établis entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles
>> Du grand banditisme au terrorisme, qui sont les frères El Bakraoui