A nouveaux les enfants ont été les victimes innocentes de la guerre en Syrie, qui a fait quelque 150.000 morts en trois ans. Au moins 18 personnes, dont dix enfants, ont été tuées mercredi dans des raids aériens lancés par le régime de Damas sur un quartier rebelle d'Alep (nord), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les tirs ont frappé l'école Ain Jalout, dans le quartier d'Ansari, a précisé l'ONG. Parmi les victimes, on compte au moins un professeur.

Selon des militants de l'ONG basés dans l'un des fiefs du soulèvement syrien, deux raids ont eu lieu à dix minutes d'intervalle. Une autre organisation internationale, Human Rights Watch, a accusé mardi le régime de Bachar al-Assad de mener "sans discernement" ces bombardements qui frappent régulièrement des civils.

Homs cible d'un des pires attentats depuis le début du conflit

Mais la violence meurtrière aveugle n'est pas l'attribut de la seule armée régulière syrienne. Mardi, au moins 100 personnes, principalement des civils, ont été tuées et plusieurs dizaines blessées dans un double attentat à la voiture piégée qui a frappé un quartier favorable au régime de Damas à Homs. Il s'agit de l'attaque de ce type la plus meurtrière perpétrée dans la grande ville du centre de la Syrie, dont la plupart des quartiers ont été repris aux rebelles. Un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Front Al-Nosra.

Ces nouveaux drames interviennent à un mois du scrutin présidentiel, qualifié de "farce" par l'opposition et les pays occidentaux. Un scrutin à très hauts risques au regard des récentes attaques meurtrières perpétrées dans les grandes villes du pays. Malgré l'issue de l’élection qui ne fait pas doute - Bachar al-Assad devant être réélu, sans légitimité, pour un troisième septennat -, de nouvelles candidatures continuent d’apparaître. Mercredi, six nouveaux postulants se sont en effet déclarés, portant le nombre de candidats à 17, pour la plupart inconnus du grand public.