•  Qui participe ?

Les Etats-Unis, qui mènent le bal, ont prévenu mercredi : pas question d'y aller seul.
L'Arabie saoudite et la Turquie, qui figurent parmi les principaux soutiens de l'opposition syrienne, devraient rejoindre la France et le Royaume-Uni, décidés à "punir" Bachar al-Assad. Chacun interviendrait cependant de manière différente, selon ses moyens militaires.

  • Quel calendrier ?

C'est un des points les plus flous. Les Etats-Unis se disent "prêts" à attaquer, quand les médias parlent d'une attaque imminente qui se déclencherait dans les prochains jours. Mais les premières opérations ne devraient vraisemblablement pas commencer avant la semaine prochaine. D'abord pour laisser aux gouvernement le temps se se mettre d'accord (le Parlement britannique se prononce jeudi et le français mercredi). Ensuite parce qu'il faut attendre la fin de la mission des experts de l'Onu à Damas, prévue d'ici dimanche, qui doit apporter la "preuve" formelle de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien. Mercredi soir, le gouvernement britannique a confirmé qu'il ne lancerait pas d'action militaire avant la présentation des résultats de l'enquête à l'ONU.

  • Une attaque avec ou sans l'ONU ?

Réunis depuis mercredi à New York, les membres du Conseil de Sécurité de l'ONU vont voter dans les prochains jours pour ou contre la résolution présentée par les Britanniques, donnant le feu vert à une attaque. Mais elle risque de rencontrer l'opposition de la Russie et de la Chine, alliés du régime syrien. La première journée de négociation n'a d'ailleurs pas abouti, chacun campant sur ses positions. L'hypothèse d'une action sans mandat onusien semble donc de plus en plus probable. Certes, des solutions existent à l'Onu pour agir en contournant le Conseil de sécurité, mais elles sont plus longues et complexes à mettre en œuvre.

  • Quel type d'intervention ?

Plusieurs options sont actuellement discutées par les états-majors. Le scénario le plus probable : des tirs de missiles, lancés depuis le large. Les Etats-Unis seraient en effet prêts à lancer leurs Tomahawk depuis leurs quatre destroyers en Méditerranée. Des bombardements ciblés pourraient être aussi effectués depuis les airs, option en suspend. Une zone d'exclusion aérienne pourrait également être mise en place pour empêcher les sorties de l'aviation syrienne, responsable de nombreuses pertes civiles au sol. Des fournitures d'armes aux rebelles depuis la Turquie, ainsi que la mise en place de zones tampons pour protéger les populations, sont également en discussion. L'envoi de troupes au sol est pour le moment exclu.

  • Où frapper ?

Les frappes devraient être très ciblées et se concentrer sur quelques sites stratégiques comme les bases et les installations militaires du régime, les dépôts d'armes et les aéroports. Mais pas de grande offensive, qui risquerait de mettre en péril la vie de nombreux civils. Officiellement, les Occidentaux n'ont pas l'intention de renverser Bachar al-Assad, mais plutôt de contraindre le président syrien de venir à la table des négociations pour trouver une solution politique.