La France ne se calera donc pas uniquement sur la décision du Congrès américain. Vendredi lors d'une conférence qui a mis fin au sommet du G20, François Hollande a annoncé qu'il attendrait le rapport des inspecteurs de l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août en Syrie, avant de lancer toute action militaire contre le régime de Damas.

"Est-ce qu'on va attendre le rapport des inspecteurs ? Oui, nous allons attendre le rapport des inspecteurs comme nous allons attendre le vote du Congrès" américain, qui doit débattre du sujet à partir du 9 septembre, a-t-il déclaré.

Obama s'adressera aux Américains mardi

Et si Barack Obama a déjà reçu des soutiens de la part des membres de la Chambre des représentants, notamment de son président, il sait que la tâche s'annonce très difficile. Alors que les parlementaires américains vont étudier la question d'une intervention en Syrie dès lundi, le président s'adressera aux Américains mardi.

"Dans les jours à venir, je continuerai de mener des consultations avec mes homologues dans le monde entier et au Congrès. Et je tenterai de défendre de mon mieux la nécessité d'une action appropriée", a déclaré l'hôte de la Maison-Blanche à l'issue du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg. Selon un récent sondage réalisé par le Pew Research Center for the People and the Press, 48% des Américains s'opposent à des frappes sur la Syrie contre 29% qui les soutiennent.

Onze pays appellent à "réponse internationale forte"


Durant le G20 russe, consacrée principalement aux questions économiques, Barack Obama a confirmé avoir eu une discussion franche et constructive sur la situation syrienne avec Vladimir Poutine. Inflexible, le président russe continue de soutenir Damas et conteste la responsabilité du régime de Bachar el-Assad dans l'attaque chimique du 21 août.

Preuve que le sommet du G20 a été largement touché par la question syrienne, onze pays présents au sommet (Australie, France, Arabie Saoudite, la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, notamment) ont publié un appel à une "réponse internationale forte" après l'usage d'armes chimiques dans la banlieue de Damas. Tous estiment que la responsabilité du régime était "clairement montrée" mais n'évoquent pas particulièrement une action militaire.