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Mis à jour : 21-08-2013 16:37
- Créé : 21-08-2013 10:23

Bombardements en Syrie : "Où est l'honneur de la communauté internationale?"

MASSACRE - Mercredi, l'armée syrienne aurait couplé du gaz toxique à ses explosifs pour réprimer une opération des rebelles près de Damas. Il y aurait au moins 1.300 morts selon certains rebelles, qui dénoncent "le silence complice de la communauté internationale".

Damas, Syrie
Les bombardements, qui incluraient l'utilisation de gaz toxiques, ont fait plus de 1.300 morts selon l'opposition. Photo : AFP

L'hécatombe se poursuit en Syrie. Mercredi, à Damas, les soldats aux ordres de Bachar al-Assad auraient selon les résistants fait usage de gaz toxiques lors d'un bombardement dans la région. La population civile a été durement touchée : il y aurait plus de 100 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le chef de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, a demandé à l'ONU une "réunion urgente" du Conseil de Sécurité.

Plusieurs entités de l'opposition dénoncent la virulence de l'attaque, qui aurait selon elles entraîné près de 1.300 morts. Les Comités populaires de coordination parlent "d'utilisation de gaz toxiques de la part du régime criminel sur des localités de la Ghouta orientale". La Commission générale de la révolution syrienne a quant à elle posté des vidéos sur YouTube, et décrit l'assaut comme "un massacre épouvantable […] à l'aide de gaz toxiques, faisait plusieurs dizaines de martyrs et de blessés".

Un procédé que le régime s'est empressé de démentir par la bouche de l'agence de presse officielle Sana : "Les informations sur l'utilisation d'armes chimiques dans la Ghouta sont totalement fausses". L'opposition dénonce un "silence complice" de la communauté internationale.

"L'indécision américaine nous tue"

Le directeur de l'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, n'a pas confirmé l'usage d'armes chimiques et a pour sa part fait état d'au moins 100 morts, tout en assurant que ce bilan allait s'aggraver "car les raids et les bombardements continuent et la puissance de feu est considérable".

Dimanche, des inspecteurs de l'ONU se sont rendus à Damas afin d'examiner l'utilisation d'armes chimiques dans le cadre du conflit. Un membre du ministère syrien des Affaires étrangères a alors assuré que le gouvernement était "prêt à accorder toutes les facilités pour que l'équipe puisse mener à bien sa mission", et a affirmé catégoriquement : "La Syrie n'a rien à cacher". Devant les soupçons, Londres en appelle ce mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU, et Najat Vallaud-Belkacem a quant à elle annoncé que François Hollande allait "demander à l'ONU de se rendre sur les lieux de l'attaque".

"Où est la communauté internationale? Où est son honneur?", s'est interrogé George Sabra, un dirigeant de la Coalition nationale de l'opposition. "L'indécision américaine nous tue. Le silence de nos amis nous tue. L'abandon de la communauté internationale nous tue, l'indifférence des Arabes et des musulmans, l'hypocrisie du monde que nous croyions libre nous tue", a-t-il martelé lors d'une conférence de presse à Istanbul.

Ci-dessous, une des vidéos publiées par les rebelles sur YouTube, où l'un d'entre eux aurait été victime d'une arme chimique :

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