L'Iran affirme qu'il existe des "preuves" de l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles et met en garde contre "toute intervention militaire". Allié du régime syrien de Bachar al-Assad, l'Iran a affirmé samedi qu'il existait des "preuves" de l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles lors des combats de mercredi, près de Damas. "Nous sommes très inquiets des informations concernant l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et nous condamnons vigoureusement l'utilisation de telles armes. Il existe des preuves que les groupes terroristes ont mené cette action", a déclaré Abbas Araghchi, porte-parole de la diplomatie iranienne à l'agence Isna.

Concernant les manoeuvres américaines en vue d'un éventuel déploiement militaire, l'Iran rappelle qu"il n'y a aucune autorisation internationale pour une intervention en Syrie. "Nous mettons en garde contre toute action ou déclaration qui ne ferait que créer plus de tensions dans la région. J'espère que les responsables de la Maison Blanche feront preuve de suffisamment de sagesse pour ne pas entrer dans un tel tumulte dangereux", a-t-il ajouté.

Barack Obama a réuni ses équipes de sécurité samedi. Samedi matin, le président américain a réuni son équipe de sécurité pour évoquer la réponse à donner aux allégations d'attaque à l'arme chimique par le régime syrien. "Nous avons une palette d'options sur la table, et nous allons agir de façon réfléchie afin de prendre des décisions en accord avec nos intérêts nationaux ainsi qu'avec notre évaluation de ce qui peut faire avancer nos objectifs en Syrie", a expliqué un responsable de la Maison Blanche.

Le régime syrien accuse les rebelles d'utiliser des armes chimiques. Lui-même accusé d'avoir recouru à des armes chimiques lors d'une attaque dans la banlieue de Damas, mercredi 21 août, le régime syrien affirme désormais que les rebelles utiliseraient aussi cette méthode de combat.

La télévision d'Etat syrienne a en effet assuré que des agents chimiques ont été découverts dans des tunnels tenus par l'opposition à Djobar, dans la banlieue de la capitale. Selon la même source, dont les informations sont pour l'heure invérifiables, plusieurs militaires, asphixiés, en ont fait les frais.

Les informations convergentes du Quai d'Orsay. Depuis mercredi et les nouvelles révélations d'attaques chimiques à Damas, le gouvernement français était resté discret sur ces événements. Lors d'un déplacement en Cisjordanie, à Ramallah, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est exprimé sur les actes du régime de Bachar al-Assad.

"Toutes les informations dont nous disposons convergent pour dire qu'il y a eu un massacre chimique près de Damas et indiquer que c'est le régime de Bachar Al-Assad qui en est à l'origine", a indiqué le chef de la diplomatie française.

Une responsable de l'ONU à Damas pour négocier une enquête. Tout comme Laurent Fabius, les experts de l'ONU privilégient l'hypothèse d'un bombardement au gaz neurotoxique, lors des attaques du 21 août. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a ainsi rappelé vendredi que si cet usage était avéré, il constituerait un "crime contre l'humanité" qui aurait "de graves conséquences".

Ce 24 août, la haute représentante de l'ONU pour le désarmement, Angela Kane, était "attendue à Damas" pour négocier la possibilité de mener une enquête.

Quatre destroyers américains stationnent en Méditerranée. Le Gravely, le Barry et le Ramage, quatre destroyers américains, tous équipés de plusieurs dizaines de missiles de croisière Tomahawk, vont stationner en Méditerranée. Objectif de ce déploiement : offrir des options à Barack Obama en cas d'intervention en Syrie.

La VIe flotte américaine, qui navigue généralement en Méditerranée, a aussi décidé de laisser sur sa zone l'USS Mahan. Le navire devait initialement retourner à son port d'attache de Norfolk sur la côte est américaine.