La puissance du tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011 a charrié au large une quantité considérable de déchets de toute sorte. Deux ans après la catastrophe, les débris se sont dispersés, voyageant pour certains jusqu'aux côtes américaines. Début 2012, de premiers débris légers ont échoué sur la côte nord du Pacifique qui devrait recueillir de nouveaux débris dans les prochaines années. Parties d'immeubles, voitures, bateaux, mobilier urbain, matériel de pêche... Les éléments arrachés à la côte japonaise le 11 mars 2011 sont extrêmement variés. Selon les chiffres officiels fournis par le Japon, environ 3 millions et demi de tonnes de débris ont immédiatement coulé et quelque 1,5 million de tonnes ont été entraînées au large.

Pour l'ONG environnementale française Robin des Bois, "le tsunami aurait éjecté dans l'océan Pacifique au minimum l'équivalent de 3.200 années de déchets rejetés en mer par le Japon en situation de routine". Pour appréhender l'étendue de la catastrophe, l'ONG explique que le volume dispersé en quelques heures dans Pacifique serait équivalent à celui accumulé depuis plusieurs décennies dans l'Atlantique et le Pacifique réunis, rapporte l'AFP.

Pollution au plastique

Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la majorité des modélisations sur le déplacements des débris en mer montre que ces derniers se concentrent principalement au nord et à l'est de l'archipel d'Hawaï. Parmi eux, certaines grosses pièces peuvent représenter encore un danger pour la navigation.

Autre motif d'inquiétude, les déchets radioactifs liés entre autres à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Sur ce point, les spécialistes se montrent rassurant, estimant que les déchets de ce type sont en nombre limité et pour la plupart sans danger. NOAA invite ainsi à continuer à fréquenter les plages. Mais deux ans après le tsunami, l'une des principales interrogations sur la pollution induite par cet événement concernent les minuscules particules de plastique dégradées en mer. Des études ont notamment montré que des moules et des poissons absorbaient ces éléments et les conservaient dans leur organisme.