Les Etats-Unis ont été une nouvelle fois le théâtre d'une fusillade meurtrière. Il était 08h20 lundi lorsqu'un homme a fait irruption dans l'immeuble 197, au siège du Commandement des systèmes navals de la Marine américaine, à Washington. "Il est apparu dans le couloir, il nous a mis en joue et a tiré au moins deux ou trois fois. On a couru vers la sortie et on a continué d'entendre des tirs à l'intérieur", a raconté un témoin sur CNN. Le bilan provisoire lundi soir faisait état d'au moins 13 morts et plusieurs blessés graves.

Un complice ?

Si le tireur présumé a été abattu par une équipe d'intervention du FBI, la confusion a longtemps régné sur la présence d'autres complices. "La grosse inquiétude est que nous avons peut-être deux autres tireurs qui n'ont pas été localisés", avait expliqué en milieu journée le chef de la police. Les deux hommes ont finalement été mis hors de cause. Selon les médias américains, le suspect tué, Aaron Alexis, âgé de 34 ans et originaire du Texas, aurait travaillé pour l'armée.

Toute la journée, des hélicoptères et des voitures de police ont quadrillé la zone où travaillent 3.000 employés de la Marine américaine. Les vols au départ de l'aéroport Ronald-Reagan, situé à quelques kilomètres de là, ont été provisoirement suspendus. "Nous nous retrouvons une nouvelle fois face à une fusillade de masse", a réagi le président Barack Obama, qui a dénoncé un acte "lâche" visant des militaires et des civils employés par l'armée. "Ils connaissent le danger d'être déployés à l'étranger, mais aujourd'hui ils ont été confrontés à une violence inimaginable, qu'ils ne s'attendaient pas à rencontrer ici". Cette tuerie sur un complexe militaire est la plus importante depuis 2009. Un psychiatre de l'armée américaine avait à l'époque ouvert le feu dans la base de Fort Hood au Texas. 13 militaires avaient perdu la vie.