Le projet avait mis le feu aux poudres. Fin mai, des opposants à la destruction programmée du parc Gezi, un jardin public à Istanbul, s'étaient mobilisés. Rapidement, la contestation s'était mue en fronde antigouvernementale. Samedi encore, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés pour dénoncer à nouveau la politique du Premier ministre Erdogan et la répression policière exercée depuis plusieurs semaines.

Défaut de consultation

La première Cour administrative a en effet annulé le projet d'aménagement urbain de la place Taksim, arguant que la "population locale" n'avait pas été consultée sur ce projet. Une décision rendue début juin mais que les médias turcs n'ont rapportée que ce mercredi. Si cette décision a de quoi satisfaire les protestataires de la première heure, elle ne devrait toutefois pas calmer les opposants au pouvoir en place, dont le mouvement a gagné, durant le mois de juin, près de 80 villes du pays.