Vers une sortie de crise ? Au lendemain du bain de sang à Kiev, la présidence ukrainienne a assuré vendredi matin qu'un accord avait été trouvé avec l'opposition, l'UE et la Russie, à l'issue de négociations marathon. Une information confirmée en fin de matinée par le président Viktor Ianoukovitch : ce dernier a accepté une élection présidentielle anticipée, la formation d'un gouvernement de transition ainsi qu'une réforme constitutionnelle.

Un peu plus tôt Laurent Fabius, qui a depuis Kiev en raison d'engagements à Pékin - il demeure cependant "en permanence en liaison avec ses homologues allemand et polonais", avait déjà jugé que rien ne serait "définitif avant la fin de matinée". Les négociations ont également été qualifiées de "très difficiles" vendredi matin par les allemands. Et sur son compte Twitter, le ministre polonais Radoslaw Sikorski n'a écrit que ces mots: "Après des négociations qui ont duré toute la nuit, la discussion a cessé à 07H20".

"Les tirs se poursuivent"

Après la journée meurtrière de jeudi, au cours de laquelle plus de 60 manifestants ont été tués, le calme semble bien précaire dans la capitale ukrainienne. Le ministère de l'Intérieur a accusé des manifestants d'avoir ouvert le feu vendredi matin sur des policiers en essayant de percer les cordons en direction du parlement. "Les tirs se poursuivent", a écrit le ministère dans un communiqué, en accusant les manifestants d'avoir "violé la trêve".