>> Mise à jour 16h30 : le Parlement russe a voté l'intervention militaire

La guerre de Crimée, cette république autonome du sud de l’Ukraine, aura-t-elle lieu ? Ce samedi, en milieu d'après-midi, Vladimir Poutine a demandé au Conseil de la Fédération, l’équivalent russe du Sénat, d'approuver "le recours à l'armée russe en Ukraine", jusqu'à la normalisation de la situation.

Une demande motivée "en raison de la situation extraordinaire en Ukraine et de la menace pesant sur la vie des citoyens russes, de nos compatriotes, des forces armées russes déployées en Ukraine".

6 000 soldats positionnés en Crimée

Un peu plus tôt ce samedi, le ministre ukrainien de la Défense Igor Peniouk a accusé la Russie d'avoir envoyé 6 000 soldats en Ukraine et en Crimée. Le tout nouveau Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a cependant affirmé que l'Ukraine avait refusé de répondre "par la force" à la "provocation" russe.

A la mi-journée, plusieurs sites stratégiques de Crimée, région russophone et russophile, sont sous le contrôle d'hommes armés et en uniformes. Cependant, ils n’arborent pas de signe permettant de les identifier clairement. Comme le souligne francetvinfo.fr, ces hommes ont pris le contrôle des aéroports de Simferopol, de Sébastopol et de Kirovske, ainsi que le centre-ville de Simferopol. Par ailleurs, ils ont hissé le drapeau russe sur plusieurs bâtiments officiels.

Après les Etats-Unis, l’Europe hausse le ton

Quelques heures après la mise en garde de Barack Obama, vendredi soir, la France et l’Allemagne se sont toutes deux inquiétées des événements en Crimée ce samedi. Le ministre allemand des Affaires étrangères a demandé à la Russie "la transparence sur les mouvements de ses troupes en Crimée mais aussi sur ses intentions et objectifs".

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a, lui, affirmé que "l'intégralité territoriale de l'Ukraine doit être respectée".

Le référendum avancé

Initialement prévu le 25 mai 2014, soit le même jour que l'élection présidentielle en Ukraine, le référendum pour une autonomie accrue de la Crimée a été avancé au 30 mars. L'annonce a été faite par le porte-parole du Premier ministre pro-russe de la république autonome de Crimée. Un Premier ministre élu à huis clos, jeudi, par un parlement local contrôlé par un commando pro-russe armé et que les autorités ukrainiennes refusent de reconnaître.