Depuis quelques jours tout semblait indiquer que le nouveau vote prévu en septembre pour désigner le président de l'UMP serait annulé par François Fillon et Jean-François Copé eux-mêmes. Hier après-midi, les deux ténors sont tombés d'accord, après une heure de tête à tête à l'Assemblée Nationale. Ils remettront cette décision entre les mains des militants, durant la dernière semaine de juin. En même temps que le vote pour les nouveaux statuts du parti.

Les militants y sont opposés

Une décision qui ne prend pas totalement à contre-pied les observateurs qui avaient déjà annoncé la semaine dernière que cette nouvelle élection n'aurait pas lieu. Il y a plusieurs jours déjà, un ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait même confié à Metro que "cette élection" n'aurait "jamais lieu". Selon plusieurs sources internes à l'UMP et citées par l'AFP, cette décision s'appuierait sur une estimation, menée auprès des militants. Ils seraient très majoritairement opposés à une nouvelle guerre des chefs. Dans ce cas de figure, il est "hautement plausible" qu'ils se prononcent contre une nouvelle consultation, assure un un proche du dossier.

Pour en juger, l'ancien Premier ministre et l'actuel président de l'UMP se sont basés sur les multiples réunions publiques qu'ils ont tenues. Ainsi, ils ont pu recueillir les sentiments de nombreux militants, pour la plupart opposés à un nouveau scrutin. Il avait pourtant été décidé lors d'un accord entre les deux candidats, en décembre, qui s'accusaient à l'époque de tricherie. Par la suite, les deux prétendants avaient laissé entendre qu'ils n'y étaient plus favorables. Pour le parti l'objectif est simple : être uni en prévision des municipales et des européennes, l'an prochain. En cas de réponse négative, fortement préssentie, lors de ce scrutin, Jean-François Copé resterait donc président jusqu'au terme de son mandat, en 2015.