Finalement Twitter ne l'a pas fait. Contrairement à ce qu'avait annoncé l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) vendredi, le site de micro-blogging a refusé de confirmer ou d'infirmer à l'AFP la suppression des tweets signalés par le hashtag #UnBonJuif. Sous ce mot-clé apparu le 10 octobre sur Twitter, une vague de messages antisémites avaient été publié sur le site.

Lundi, Stéphane Lilti, avocat de l'UEJF, disait être toujours en attente de "la suppression ou du déréférencement dans les heures ou les jours qui viennent" des tweets signalés par l'association. Cette dernière disait avoir obtenu "officiellement" l'engagement de Twitter de les supprimer.

"Pas de modération de contenu"

Depuis, Twitter refuse de commenter l'affaire et rappelle seulement que la société ne "fait pas de modération de contenu". "Si nous sommes avertis que des contenus peuvent constituer une violation de nos conditions d'utilisation, nous étudierons chaque cas pour répondre selon les procédures énoncées dans nos pages d'aide", a indiqué le site à l'AFP.

Depuis sa création, Twitter refuse systématiquement la suppression de tweets en particulier, mais peut en revanche suspendre des comptes signalés par les utilisateurs. Le site peut également accéder à la demande des autorités ou se plier à une décision de justice.

Cela a notamment été le cas la semaine dernière en Allemagne. Suite à la demande des autorités, le site a suspendu le compte d'un groupe néo-nazi. C'était la première fois depuis sa création qu'il acceptait de le faire.