L'énigme a été résolue en mois de 48 heures. On craignait le pire après la macabre découverte vendredi, sur une aide d'autoroute à proximité de Montélimar (Drôme). Des sacs poubelles remplis de dents, de fragments d'os et des vêtements avaient été retrouvés au côté d'un matelas ensanglanté sur l'aire de la Coucourde, sur l'A7. Les gendarmes avaient aussi mis la main sur des morceaux de papier essuie-tout et un oreiller, eux aussi maculés de sang.

Des salariés d'une entreprise de désinfection peu zélés

Il s'avère en fait que ces "restes" ont été abandonnés par une entreprise de désinfection, après le suicide d'un homme à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), a annoncé dimanche le parquet de Valence. "C'est bien du sang humain. Il s'avère qu'une entreprise du Vaucluse, chargée par une famille de nettoyer un loft à Bagnolet, à la suite du suicide d'un homme, a abandonné ces effets sur l'aire de Montélimar", a expliqué à l'AFP le procureur de La République à Valence, Antoine Paganelli.

"C'est en descendant en camion de la région parisienne pour le Sud que cette entreprise de nettoiement-désinfection s'était débarrassée de ces restes qui auraient dû être incinérés", a-t-il ajouté. Les auteurs du méfait se sont fait connaître des autorités après avoir vu durant le week-end sur un bandeau de chaîne d'information la mention du "matelas ensanglanté". Ils encourent des poursuites.