Nouvelle agression d'une journaliste au Caire. Sonia Dridi, correspondante de France 24 en Egypte, affirme avoir été encerclée par une foule d'hommes qui ont commencé à la toucher alors qu'elle intervenait en direct sur la chaîne d'information en continu vendredi soir, place Tahrir au Caire.
"J'ai été agrippée de partout. J'ai réalisé (plus tard), quand quelqu'un a reboutonné ma chemise, qu'elle était ouverte, mais pas déchirée. J'ai évité le pire grâce à la ceinture solide (que je portais)" et l'aide d'un ami, a expliqué la journaliste. L'agression a duré plusieurs minutes, avant que Ashraf Khalil, correspondant égyptien pour la chaîne en anglais de France 24, ne parvienne à la sauver. Les deux journalistes ont ensuite réussi à trouver refuge dans un restaurant fast-food sur les abords de la place.
Une agression "révoltante"
La journaliste a annoncé samedi qu'elle porterait plainte contre X. De son côté, la direction de France 24 a déclaré "condamner fermement les agressions à répétition contre toutes les journalistes qui doivent pouvoir exercer librement leur métier partout dans le monde". La ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filipetti, a soutenu dimanche matin avoir pu "témoigner sa solidarité à Sonia Dridi ainsi que celle du gouvernement après l'agression révoltante dont elle a été victime".
En novembre 2011, Caroline Sinz, une journaliste de la chaîne France 3 avait également été agressée sexuellement lors d'une manifestation qu'elle couvrait place Tahrir. Peu avant elle, une journaliste égypto-américaine, Mona al-Tahawy, avait fait état de violences sexuelles de la part de policiers.















