Absente à l'occasion de l'université d'été du Parti socialiste en 2012, quelques semaines après sa cuisante défaite aux législatives contre Olivier Falorni, soutenu par Valérie Trierweiler, Ségolène Royal a signé vendredi son retour à La Rochelle. Un "come back" positif pour la présidente de la région Poitou-Charentes, qui a pu mesurer sa popularité au sein de sa famille politique en faisant l'objet d'une longue standing ovation en préambule de son discours.

La droite "baisse le rideau pour cause d'inventaire"

Des applaudissements qui se sont poursuivis pour ponctuer les propos de la candidate malheureuse à l'élection présidentielle de 2007, chargée d'ouvrir le grand raout estival du parti à la rose. Regrettant en mai dernier "le temps perdu" par son ex-mari François Hollande lors des cent premiers jours de son quinquennat dans un entretien accordé au Monde, Ségolène Royal a cette fois joué la carte de l'unité, assurant que les socialistes étaient "rassemblés".

Si elle a lancé quelques piques, l'ex-ministre du gouvernement Jospin a vanté l'action gouvernementale, tout en ironisant sur la droite qui "baisse le rideau pour cause d'inventaire". "Je conseillerais, même si ce n'est pas mon affaire, aux parlementaires de ne pas être frileux sur cette question de la transparence" des patrimoines, a également lancé l'ancienne candidate aux législatives de 2012. Elle a aussi appelé la majorité à s'engager davantage contre le cumul des mandats. Pour, là aussi, recueillir une salve d'applaudissements de la part des militants.