Dans la nuit de samedi à dimanche, vers une heure du matin, la gendarmerie du Val-d'Oise reçoit un mystérieux appel, via un téléphone portable. Les cris de détresse d'une femme qui dit se trouver dans des bois, poursuivie par des hommes. Des voix masculines couvrent peu à peu celle de la femme puis la ligne coupe brutalement.

La gendarmerie utilise alors les grands moyens pour secourir cette prétendue victime : l'appel est géolocalisé dans le Val-d'Oise et plusieurs unités de gendarmes du département ainsi que des Yvelines, des policiers des Yvelines et de Seine-Saint-Denis sont déployés. Un hélicoptère doté d'une caméra thermique décolle peu après.

Les auteurs pourraient devoir rembourser

Pourtant, arrivés sur place, les militaires découvrent que l'appel émane du téléphone portable d'un adolescent de 16 ans... qui avoue rapidement avoir "appelé le 17 (appels d'urgence) pour s'amuser avec des copains".

Un canular qui n'a pas fait rire les gendarmes qui ont entamé une procédure pour "dénonciation de faits abusifs ayant entraîné des recherches ou des secours". Les jeunes rigolos pourraient, selon les enquêteurs, "se voir réclamer le remboursement des frais engagés par les services (...), dans ce genre de situation". De quoi leur passer l'envie de recommencer.