Ses faits et gestes sont scrutés à la loupe. Son voyage humanitaire en Inde sera passé au scanner. Il s'agira en effet du premier déplacement de Valérie Trierweiler depuis son hospitalisation et sa retraite à La Lanterne deux semaines après les révélations fracassantes de Closer. Prévu de longue date, le déplacement a été confirmé ce vendredi par son entourage et par l'association Action contre la faim (ACF).

Un moment de confusion a régné lorsque l'AFP a écrit tôt ce vendredi que le voyage était "pris en charge par ACF". Depuis, l'association a corrigé en précisant que les frais engagés revenaient à des "partenaires privés, indiens et français, mais essentiellement indiens" de l'ONG. Le nom desdits partenaires n'a pas été précisé. Quoi qu'il en soit, il pourrait être considéré comme le déplacement médiatique de trop pour une majorité de Français (54%) qui, dans un sondage BVA pour Le Parisien ce vendredi, préfèrent que les conjoint(e)s des présidents de la République ne jouent "plus aucun rôle".

Deux jours sur place

Mais la Première dame s'envolera bien pour Bombay dimanche, comme prévu, en formule allégée néanmoins. "Bien entendu, elle a vécu une période difficile, elle était extrêmement fatiguée. Aujourd'hui, elle se sent mieux, en tous les cas suffisamment mieux pour pouvoir faire ce voyage qu'on a tout de même raccourci, parce qu'il était prévu d'avoir une version plus longue", a déclaré la responsable du développement de l'ONG Valérie-Anne Daher sur BFMTV. Deux petits jours et puis s'en vont donc : un hôpital, un bidonville et un dîner de gala au Taj Mahal Palace sur le thème de la malnutrition.

Une conférence de presse est également au programme même s'il serait étonnant de voir Valérie Trierweiler prendre la parole. Assailli par les appels à la clarification, le couple présidentiel reste depuis deux semaines muré dans le silence.