C'est l'une des réponses attendues de Manuel Valls à la délinquance. Une première vague de zones de sécurité prioritaire (ZCP) va être mise en place en septembre. Au nombre de quinze, elles doivent servir d'exemple à 50, voire 60 zones similaires qui seront instaurées d'ici un an. Présentées par le ministre de l'Intérieur mardi aux préfets, ainsi qu'à Jean-Marc Ayrault, Place Beauvau, les 15 ZSP "ont été prédéfinies, au niveau central, en fonction de critères objectifs de gravité: 9 en zone police, dont trois au sein de la PP (Préfecture de police de Paris, regroupant Paris et les départements des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, ndlr), 5 en zone gendarmerie et une en zone mixte", a précisé Manuel Valls.
Si les emplacements précis de ces premières zones n'ont pas été communiqués par le ministère, Manuel Valls avait annoncé en juin qu'il s'agissait à ces endroits de "mettre en place une action de sécurité renforcée sur des territoires bien ciblés, caractérisés par une délinquance enracinée et de fortes attentes de la population".
Du trafic d'armes aux nuisances de voie publique
Parmi les critères retenus pour caractériser une zone de sécurité prioritaire se trouvent "l'économie souterraine, les trafics de stupéfiants et d'armes, les violences acquisitives, les cambriolages, les regroupements dans les parties communes d'immeubles d'habitation, les nuisances de voie publique et autres incivilités", selon une circulaire sur le sujet signée lundi par le ministre et dont l'AFP a obtenu copie.
Ces "territoires bien ciblés", définis après analyse des données sur la délinquance et l'expérience de terrain des effectifs, "ne couvriront pas forcément des espaces homogènes et pourront concerner les cités sensibles (épisodes récurrents de violences urbaines), des centres-villes dont la physionomie est dégradée (par) des nuisances diverses, ou des zones péri-urbaines ou rurales", précise la circulaire.
Cellule opérationnelle et cellule de prévention
Les autorités concernées pourront en outre s'appuyer sur des "structures locales" – une cellule de coordination opérationnelle et une cellule de prévention en lien avec les collectivités, les associations – et impliqueront l'ensemble des unités, y compris celles de police judiciaire ou les Groupe d'intervention régional (GIR).
















