130 victimes ont perdu la vie le 13 novembre 2015. L’arrestation de Salah Abdeslam, l’homme le plus recherché d’Europe et dernier survivant du commando responsable de ces tueries, est donc un véritable soulagement pour les familles des victimes. Et l’espoir d’avoir enfin la vérité sur ces attaques qui ont coûté la vie à leurs proches. "On est satisfait de savoir qu’il a été capturé vivant", a affirmé Georges Salines, président de l’association "13 novembre : Fraternité et Vérité". "On va pouvoir avoir un vrai procès, avec quelqu'un dont il n'est pas douteux qu'il a participé aux attentats", dit ce médecin, dont la fille a été tuée au Bataclan, comme 89 autres personnes.

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"Jusqu'à présent, on n'avait que des seconds couteaux" qui comparaissaient devant les tribunaux français, observe Aurélia Gilbert, elle aussi sociétaire de "13 novembre : Fraternité et Vérité". Cette salariée du Bataclan ne cache pas son "soulagement". "On est content qu'il ne soit pas retourné en Syrie pour être aussi abattu par un drone américain. On est une démocratie et il y aura un procès."

"Ca veut dire qu'il pourra répondre de ses actes", souligne Caroline Langlade, vice-présidente de "Life for Paris", une autre association de victimes. "Il est important qu'il y ait quelqu'un de vivant au procès sur le banc des accusés. Cela va donner un tout autre sens" au travail de la justice, note-t-elle. Pour elle, cette interpellation montre aussi que l'Etat "ne laisse pas faire" et que les polices française et belge peuvent "travailler ensemble".

"Qu'il soit bien défendu"

Pour la fondatrice de SOS Attentats Françoise Rudetzki, interrogée par le Figaro, l'heure est aux félicitations : "Bravo aux services de renseignements !" Mais aussi à la vigilance : "Mais le droit doit à présent prévaloir. Il faut qu'Abdeslam soit bien défendu, c'est cela la démocratie et la justice".

Les associations représentant les familles des victimes des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis seront reçues ce lundi après-midi à l’Elysée par François Hollande. "Elles ont demandé à être reçues et l’arrestation de Salah Abdeslam rendait d’autant plus opportune cette rencontre", a indiqué l’entourage du président.

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