Ils sont actuellement entendus par les enquêteurs, pour "vérification", a fait savoir Bernard Cazeneuve. Quatre personnes ont été arrêtées par les services de renseignement français, mercredi matin, dans le 18e arrondissement de Paris et en Seine-Saint-Denis. "D'après la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ces suspects, tous fichés pour leur appartenance à l'islam radical, projetaient des attentats en plein cœur de Paris", révèle TF1.

Deux frères et un islamiste "bien connu"

"Le 17 février, une enquête sur une suspicion de la commission d'une action violente sur le territoire avait été ouverte", a précisé le parquet de Paris. "C'est dans ce cadre que les quatre gardes à vue ont été prises ce mercredi matin. Les auditions ne font que débuter. Le matériel informatique saisi au cours des perquisitions doit être exploité."

Parmi les personnes interpellées figurent trois hommes et une femme. "Parmi les suspects se trouvent Aytac et Ercan B., deux frères français d'origine turque. Mais la DGSI s'intéresse en particulier à Youssef E., un islamiste déjà bien connu des services antiterroristes", précisent nos confrères.

EN SAVOIR + >> Condamné en 2014, Youssef E. voulait rejoindre Daech

Assigné à résidence

Français de 28 ans, Youssef E. avait été condamné à cinq ans de prison en mars 2014. "Les policiers l'avaient interpellé deux ans plus tôt à l'aéroport de Saint-Etienne avec deux complices alors qu'ils s'apprêtaient à partir mener le djihad en Syrie", rapporte TF1. Interrogé sur son profil, le ministre de l’Intérieur a, de son côté, indiqué que cet homme pouvait être en lien avec des membres de l'Etat islamique en Syrie.

Youssef E. avait été libéré de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) en octobre 2015. Il était assigné à résidence depuis le 29 février 2016 dans le cadre de l'état d'urgence. Sa compagne a elle aussi été arrêtée ce mercredi matin. Toujours selon TF1, en perquisition ce mercredi matin, les enquêteurs ont mis la main sur une cartouche de kalachnikov non percutée, un pistolet d'alarme, du matériel informatique, des clefs USB ainsi qu'un coffre-fort. Leur garde à vue peut durer 96 heures au total.