Au moins 19 morts et plus de 200 blessés. Le bilan des émeutes liées au système de castes dans le nord de l'Inde s'est aggravé. Des milliers de soldats ont été dépêchés samedi dans l'Etat de Haryana, voisin de New Delhi, au lendemain des violences survenues après une semaine de manifestations.

Les membres de la caste relativement influente des Jat manifestent depuis plusieurs jours en exigeant des quotas pour des emplois dans la fonction publique ainsi que des places dans les universités pour leurs enfants. Les Jat sont une communauté traditionnellement rurale qui représente 29% de la population de l'Etat de Haryana.

Des quotas à l'origine des tensions

Dans un souci d'amélioration du quotidien des victimes des plus graves discriminations en cours dans le pays, les autorités avaient mis en place des quotas pour les basses castes. Mais cette politique ne plaît pas aux autres communautés, qui estiment être laissées pour compte. Les Jat en particulier affirment avoir du mal à s'en sortir en dépit de la croissance économique forte que connaît le pays.

Des violences meurtrières ont éclaté en fin de semaine et les autorités indiennes ont dû déployer l’armée avec l'ordre de tirer à vue. Lundi, la situation s'était semble-t-il un peu apaisée et le couvre-feu imposé depuis vendredi dans l'Etat de Haryana a été levé dans certains endroits, d'après les autorités. Le gouvernement de cet Etat septentrional a accepté dimanche d'accorder des quotas aux Jat en matière d'emploi public et de places à l'université.

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