Les structures scolaires n'échappent pas à la recrudence d'actes de violence. Selon l'enquête annuelle réalisée par le Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire (Sivis), dépendant du ministère de l'Education nationale, les violences scolaires ont augmentée en 2011-2012.
Selon cette enquête, les établissements scolaires publics du second degré ont déclaré un taux de 13,6 actes de violences graves pour 1000 élèves, contre 12,6 faits l'année précédente.
Une hausse notable que le rapport impute à la prise en compte des faits de harcèlements en milieu scolaire, alors que dans le même temps, les atteintes aux personnes concernent plus de 80% des faits constatés.

Les garçons, auteurs et victimes

Une fois encore, les lycées professionnels demeurent les principaux théâtres d'incidents avec 19,6 faits constatés, devant les collèges qui affichent 15 faits pour 1000 élèves. A l'inverse, les lycées d'enseignement général apparaissent comme les moins touchés, avec 5 cas pour 1000 élèves relevés en 2011-2012. “ Face à la montée de différentes formes d'exclusions au sein des structures scolaires, l'impératif est de renforcer le nombre de personnel de vie scolaire“, analyse à Metro, Frédérique Rolet, porte parole du syndicat national de l'enseignement scolaire (SNES). “Il faut également davantage de personnels sociaux, et notamment des assistantes sociales. On sait que beaucoup d'élèves gardent en eux différents maux, et il serait important de pouvoir travailler en amont sur ces problèmes afin d'éviter des situations dramatiques“.

L'enquête souligne enfin que les garçons sont nettement plus auteurs et victimes de ces faits de violence. Si le ministère recense 76% de violence masculine, celui ci indique que les filles sont majoritairement concernées par des violences verbales, et d'ordre sexuelles.
Lors d'un déplacement lundi dans un collège d'Amiens, le ministre de l'éducation Vincent Peillon a estimé qu'il y avait “trop de solitude et de souffrance chez les élèves et les professeurs“. “Il n'est pas acceptable qu'ils aient peur. Nous leur devons la sûreté et la tranquilité“.