La famille de Véronique Gineste, décédée avec son époux et ses trois enfants à bord du vol de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasée au Mali, a porté plainte contre X pour homicides involontaires, a annoncé son avocat jeudi 31 juillet.

"Camille, Colette et Roland-Yves Lejeune, les parents et frère de Véronique Gineste entendent se constituer partie civile pour avoir accès au dossier. C'est une démarche naturelle quand une information judiciaire est ouverte. Ils veulent savoir ce qui s'est réellement passé et font confiance à la justice française pour cela", a déclaré à Me Gilles-Jean Portejoie, confirmant une information de La Montagne.

Ce dernier a confirmé mercredi après-midi cette démarche aux deux juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris désignés pour enquêter sur le crash, depuis que le parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire pour "homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement".

"La première plainte d'une famille de victimes"

Selon Me Portejoie, qui, par le passé, a déjà défendu les familles des victimes des crashs du vol 800 de la TWA aux Etats-Unis (1996) ainsi que celles du vol disparu au large de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh (2004), il s'agit "de la première plainte d'une famille de victimes, actuellement entre les mains des deux juges".

Originaires de Sainte-Feyre dans la Creuse, Bertrand et Véronique Gineste ont péri dans l'avion d'Air Algérie avec leurs trois enfants, un collégien et deux jumeaux, nés en 2000 et 1995.

Le père, un pharmacien de Guéret, était membre de Guéret-Zitenga, une association de développement au Burkina Faso.

Selon Me Portejoie, il avait effectué un voyage au Burkina Faso avec son épouse et ses enfants "dans le cadre de ses activités associatives".