Xavier Bertrand a tenu parole. Il a quitté son siège de député Les Républicains mercredi 13 janvier, pour se consacrer à la présidence de la région Nord-Pas-De-Calais-Picardie, qu'il a remporté lors des élections régionales de décembre. Cette démission va conduire à une élection législative partielle dans les trois mois.

L'élu de droite a également démissionné jeudi 14 janvier de son mandat de maire de la commune de Saint-Quentin dans l'Aisne. Xavier Bertrand avait annoncé auparavant qu'il quitterait ses fonctions de député et de maire en cas de victoire à la tête de la Région, comme le rappelle le JDD. L'ancien ministre a par ailleurs indiqué qu'il ne se présenterait pas à la primaire à droite et au centre en vue des présidentielles.

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Démissionnaire mais cumulard

Xavier Bertrand se maintient toutefois dans trois mandats locaux, comme il l'avait expliqué dans une entrevue à La Voix du Nord. En plus de tenir l’exécutif régional dans le Nord, l'élu de droite conserve son mandat de président de l'agglomération du Saint-Quentinois ainsi que celui de conseiller municipal de la même ville. "Non je vais rester conseiller municipal car je ne veux pas être hors-sol et président de son agglomération car sa logique est économique", justifiait l'élu multi-casquette.

Ce qui n'est pas sans faire penser aux explications de Laurent Wauquiez, cumulard assumé, à la présidence de la région Rhône-Alpes Auvergne et à l'Assemblée nationale. La différence ? L'ancien numéro 3 de Les Républicains reste à l'Assemblée au nom de l"l'ancrage local", alors que, dans l'esprit de Bertrand, dont l'entourage qualifie Wauquiez de "Superman du cumul", son propre cumul est "moins lourd à gérer".

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