Si la malchance était une épreuve olympique, l’haltérophile tunisien Khalil El Maoui porterait la médaille d’or autour du cou depuis dimanche soir. Et ne vivrait pas avec le poids des regrets depuis l’incroyable erreur dont il a été victime.
Engagé en –56kg, Khalil El Maoui était venu à Londres avec de l’ambition. Champion du monde juniors, il avait été un peu tendre pour ses premiers Jeux à Pékin il y a quatre ans. Depuis son ambition a pris forme et son podium à l’arraché au Mondial en 2009 lui laissait croire à un destin meilleur.
Charge
Engagé dans le groupe A, qui constitue l’élite du plateau international, il était encore à la 2e place après les trois essais à l’arraché. En soulevant une barre de 132kg, il talonnait même le Chinois Wu Jingbiao, grand favori. Autant dire qu’il pouvait imaginer un podium.
Pour y accéder, il lui faut en passer par l’épaulé-jeté. Trois autres essais où chaque concurrent va progressivement augmenter sa charge. El Maoui est concentré sur son objectif. Il a planifié 148kg pour son premier essai. C’est ce poids total que son entraîneur doit installer grâce à des disques en fontes sur les haltères.
Rêve
Le Tunisien se présente sur le plateau. S’apprête, se baisse pour saisir la barre à pleines mains, lance son geste et… laisse aussitôt retomber la charge. Etonnement. Ses rêves d’or ont le goût du plomb. Que s’est-il passé ?
Il vient d’être victime d’une incroyable erreur de son entraîneur qui a posé dix kilos de trop sur les barres. El Maoui pensait soulever 148kg, mais il avait 158kg au bout des bras. Trop lourd. La méprise se paye cash. L’athlète africain est contraint à l’abandon. "J’étais content de ce que j’avais réussi à l’arraché. Ensuite, il y a cette erreur. Ca gâche tout." A 28 ans, le rêve olympique est passé.






















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