Les autorités anglaises se mobilisent pour sortir de l'impasse. Une délégation de trois membres de la police britannique des frontières est arrivé ce vendredi à Calais pour discuter de la situation de la soixantaine de migrants syriens occupant une passerelle du port. 

Une délégation composée de deux migrants syriens, de deux représentants de Médecins du monde, de deux représentants du Secours catholique et accompagnée du préfet du Pas-de-Calais Denis Robin, est entrée dans le terminal du ferry vers 13 h 15.

Le préfet propose une régularisation

Ils ont rejoint les trois membres de la police britannique des frontières (Border Force) qui sont allés dans le terminal après leur arrivée, vers 12 h 445, sans aller voir les quelque 60 migrants syriens qui manifestent depuis mercredi. La maire (UMP) de Calais, Natacha Bouchart, s'est également rendue sur place.

Le préfet a auparavant proposé à la soixantaine de Syriens, qui occupent depuis mercredi une passerelle piétonne du terminal ferry de Calais, de régulariser leur situation en France pour sortir de l'"impasse".

"Un statut sur le territoire français"

"Aujourd'hui les Syriens présents ici se sont mis dans une impasse qui ne fera pas évoluer leur situation. Ce que nous pouvons faire c'est leur donner un statut sur le territoire français, de sorte qu'ils n'aient plus de problème" dans l'immédiat en France, a-t-il déclaré.

Une cinquantaine de CRS, arrivée autour de 8 heures vendredi au terminal ferry pour procéder à l'évacuation de la passerelle, a cessé sa progression et a fait demi-tour quand deux réfugiés sur le toit d'un bâtiment ont menacé de se jeter dans le vide.

Le sous-préfet de Calais, Alain Gérard, puis le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, se sont alors rendus sur place pour négocier avec les migrants syriens, dont une vingtaine faisait toujours la grève de la faim entamée mercredi.