Pour la première fois, Transpole organisait ce dimanche une visite commentée du poste de contrôle du métro automatique de Lille. Qui dit automatique, ne veut pas dire que la main humaine ne gère pas les 115 rames qui roulent en même temps dans les tunnels et sur les ponts (45 kilomètres de lignes au total).

Eric Dekeyne, chef du PC du métro, dirige une équipe de 50 opérateurs chargés de la gestion des stations, des rames, des garages et de la régulation du trafic. Sans oublier les 10 techniciens "volants" qui courent de station en station pour réparer les différents pannes (portes, freins, distributeurs, ascenseurs). Même si la plupart des pannes peuvent souvent être gérées à distance, par télécommandes.

Un trafic colossal

Depuis l'ouverture il y a trente ans de la ligne 1, "il n’y a eu aucun mort et aucun blessé grave dans le métro de Lille", se réjouit Eric Dekeyne. Pourtant le trafic est colossal : 102 millions de trajets par an, des rotations records aux heures de pointe (un métro toutes les minutes sur la ligne 1 et toutes les 1 minute et 40 secondes sur la ligne 2).

Un tour de force accompli chaque jour par les opérateurs qui travaillent 24 heures sur 24 dans un site sous-terrain aux allures de centre de la Nasa. "Le jour, notre objectif premier est toujours de refaire partir le système au plus vite. La nuit, quand le trafic est arrêté, nous travaillons beaucoup, sur les voies, sur les portes des stations."

Autre grand défi à venir pour l’équipe d’Eric Dekeyne, le lancement en 2016 des rames doubles sur la ligne 1, avec 4 wagons au lieu de 2.