Il a refusé d'associer sa marque à l'hebdomadaire Minute. Installé à Lille-Sud, dans la rue dédiée aux créateurs de mode, Farès Hamida, gérant et fondateur de "La Cie Vantis", se dit encore étonné de l'onde médiatique qu'a eue sa décision de dire non au journal d'extrême droite qui souhaitait offrir des bonnets rouges fabriqués en France à ses nouveaux abonnés.

"Je ne souhaite m'associer avec aucun magazine politique, d'autant plus en voyant la une sur Christiane Taubira, indique à metronews le jeune homme de 34 ans. Je suis attaché à la France à ma manière, mais ma marque, elle, n'a pas d'opinion."

Une production suspendue

Originaire de Bretagne, il s'inspire de sa région natale dans sa collection de vêtements chauds et de parapluies. Si le bonnet façon Cousteau, qui n'était plus vraiment à la mode, a fait un retour en force, il a néanmoins préféré suspendre sa production. "J'étais super bien référencé, glisse le créateur. J'ai été repris sur les réseaux sociaux, c'est ce qui a dû donner cette idée à Minute."

Même si ses amis bretons lui ont commandé la douzaine de bonnets rouges qui lui restaient, Farès veut "attendre ça se calme" : "Ce symbole a pris maintenant une vraie tournure politique, glisse-t-il. J'attends un peu pour en refaire. Je veux avant tout défendre l'image de ma marque."