Il craint de nouvelles actions spectaculaires. A l’image des quatre pères et de la mère qui ont occupé le beffroi de Lille de mercredi à vendredi dernier pour réclamer une meilleure coparentalité. Président de SOS Papa Nord-Picardie, Didier Quiertant est en contact tout au long de l’année avec des papas nordistes qui n’arrivent plus – ou quasiment plus – à voir leurs enfants.

"Les magistrats ne donnent que rarement la garde alternée au pères, regrette-t-il. Ils permettent un droit de visite un week-end sur deux en général. Une décision qui n'est pas toujours respectée. La convention internationale des Droits de l’enfant, qui donne un accès aux deux parents, n’est pas systématiquement appliquée dans notre pays."

Besoin d'être écouté


Créée en 2007, l’association regroupe quelque 450 adhérents dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. "Mais, il y a son plus nombreux lors de nos permanences et de nos groupes de paroles. Ils ont besoin d’être écoutés, ajoute Didier Quiertant. Pour faire bouger les choses, nous leur permettons d’être en lien avec des médiateurs familiaux, des avocats ou à des fonds de documentation."

Et en cas de nécessité, les membres de l’association n’hésitent pas non plus à aller jouer les détectives pour retrouver directement les mamans qui ont disparu sans laisser d’adresse. Un cas que Didier Quiertant, séparé depuis douze ans, connait bien. Il se bat lui aussi depuis des années pour revoir ses enfants : "La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, est dans un déni complet. Ce genre d’action spectaculaire, comme du beffroi, est le seul moyen de nous faire entendre. Il devrait en avoir d'autres prochaiment."

Informations : www.sospapa-nordpicardie.fr et 09 51 06 54 22