Deux ans après "Pomme C", Calogero fait un retour fracassant avec "L'embellie" (Mercury). Entré directement au top des ventes cette semaine, ce cinquième opus très épanoui révèle un nouveau visage pour le chanteur, moins rock, plus mélodique.

Pourquoi ce titre, "L'embellie" ?
D'abord parce que j'adore ce mot. Il est très beau, très positif. Pour moi l'embellie c'est une lumière qui passe, comme ça. J'avais envie que les chansons aient ce souffle, cette luminosité, même si mes mélodies sont toujours un peu mélancoliques.

Pourquoi la mélancolie t'inspire autant ?
La mélancolie, c'est quelque chose que je porte sur mes épaules depuis que je suis né. C'est une nature, c'est en moi. Je suis un garçon plutôt joyeux, plutôt festif, mais quand je fais de la musique, elle est mélancolique. Ca vient de mes origines, de mon passé, de mes ancêtres en
Italie je suppose.

Pour les textes tu as fait appel à des gens nouveaux dans ton univers comme Dominique A...
D'abord j'aime l'artiste, et puis j'avais envie d'aller chercher des auteurs différents que d'habitude. Musicalement j'avais pris un axe différent, et je voulais que les mots soient à la fois poétiques, un peu flous, et en même temps que tout le monde s'y retrouve. J'ai donc été chercher Dominique A mais aussi Kent, Pierre Lapointe, Jean-Jacques Goldman, Marc Lavoine...

Pourquoi tu n'écris pas tes textes toi-même ?
Je suis très pointilleux et parce que je ne trouve pas assez de mots. Je suis heureux quand je compose une mélodie, quand je le trouve. Mais quand je commence à poser des mots sur ma mélodie, je trouve que ça la casse, donc je préfère aller chercher des gens qui écrivent mieux que moi. J'aime beaucoup les textes de Roda-Gil, de Gainsbourg, de Léo Ferré aussi. J'aime bien la poésie dans la chanson.

Dans la chanson "C'est dit", signé Goldman, tu chantes : "Je ne suis riche que de mes amis." Quelle place ont-ils dans ta vie ?
Mes amis ont une place très importante. Je les vois beaucoup, je les appelle beaucoup, ils me soutiennent. J'avais envie de leur rendre hommage sans que ce soit "neuneu". J'ai parle du thème a Jean-Jacques Goldman et je savais qu'il pouvait écrire en peu de lignes quelque chose de touchant.

Tu vas faire une tournée des Zénith à partir d'octobre. Préfères-tu les petites ou les grandes salles ?
Plus c'est grand, plus je trouve ça animal et plus j'aime. Le côté bestial de la scène, j'ai toujours aimé ça.

Les deux concerts de La Cigale sont-ils un avant-goût de la tournée de cet automne ?
Oui, ce sont deux dates de lancement. Le but, c'est de fêter la sortie de l'album. Il y aura peut-être Grand Corps Malade qui va venir.