Tout ça, pour ça ? Les dix familles Roms expulsées le 28 mars dernier de leur campement à Villeurbanne seraient toujours sans solution, quatre jours après la décision du tribunal administratif de Lyon condamnant sous asteinte le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, à trouver un moyen de les reloger.

Du côté de la préfecture, c’est le silence radio. "Le préfet ne veut pas communiquer sur ce sujet", nous indique-t-on. Les Roms, actuellement "hébergés" dans l’église Notre-Dame de l’Espérance à Villeurbanne dans des conditions très précaires, sont donc dans l’attente.

Les associations en colère

Le père Jean-Claude Servanton, qui s’occupe de la paroisse, ne pourra pas les aider indéfiniment, comme cela avait déjà été le cas du père Matthieu Thouvenot, qui les avait recueillis dans un premier temps à Gerland. Les associations dénoncent pour leur part un  "scandale".

"Jean-François Carenco a dans cette histoire un profond mépris pour les décisions de justice, déplore Jean-Philippe, membre du Mrap. Je ne comprends pas à quoi sert un préfet qui n’applique pas la loi". Un préfet qui devra maintenant payer 75 euros d’astreinte par jour aux dix familles.