OL Land a du plomb dans l'aile. Le rapporteur public a requis ce mardi devant le tribunal administratif l’invalidation de la déclaration d’intérêt général (DIG) du futur Grand-Stade. Il s'est justifié par l’imprécision du dossier de demande préalable. Pour lui, la DIG ne s’est appuyée sur "aucun chiffrage précis du projet, ni aucune étude de rentabilité à venir."

La DIG avait été attaquée par des riverains, défendus par Etienne Tête, avocat des requérants et conseiller municipal EELV à Lyon. Pour lui, le projet du Grand-Stade est "un château de carte" qui "risque de s'effondrer".

La déclaration d'intérêt général avait été signée le 31 mai 2011 par la ministre des Sports de l’époque, Chantal Jouanno. Elle avait pour objectif de faciliter la réalisation du Grand Stade par la reconnaissance de son intérêt général, en permettant entre autres aux collectivités territoriales d'aider à la construction.

Une trentaine de recours

Ainsi, si le patron de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a promis de bâtir l'équipement " avec des fonds entièrement privés", pour 450 millions d'euros. La collectivité a pris en charge les accès au stade pour 180 millions d'euros. Même si le jugement ne sera connu que dans un mois, c’est une épine de plus dans le dossier du Grand Stade des Lumières, qui doit être fin prêt pour l’Euro 2016.

Les travaux devaient démarrer en avril 2012, mais le protocole d’accord entre Vinci, chargé de construire le stade et l’OL, a été repoussé, en raison des recours. Et l’attente pourrait être longue… une trentaine de recours sont envisagés par les opposants.