Décidément, Jean-François Carenco ne sait plus où donner de la tête. Après l’affaire Baby et Népal, le préfet du Rhône est maintenant attaqué en justice par la cinquantaine de Roms expulsés de leur camp jeudi dernier à Villeurbanne.

Ceux-ci avaient alors été hébergés en urgence dans une paroisse lyonnaise. "Je ne pense pas qu'une salle paroissiale soit un bien de l'Etat, il y a bien une séparation de l'Eglise et de l'Etat, le préfet ne peut pas disposer de cette salle selon son bon vouloir !", a déploré Me Céline Amar, avocate des Roms.

Décision ce jeudi

Le préfet, lui, n’était pas représenté à l’audience mais avait déclaré ce mercredi matin lors d’un petit-déjeuner de presse qu’"il ne s'agit pas de personnes en détresse puisqu'elles sont hébergées par la paroisse. J'ai garanti que je ne les expulserai pas de la paroisse".

Problème, le prêtre ne peut plus accueillir les Roms depuis aujourd’hui. Leurs représentants demandent donc que le droit européen soit appliqué et que leurs clients soient accompagnés comme l’exige une circulaire d'août 2012 sur le démantèlement des camps. La décision du tribunal administratif de Lyon sera rendue ce jeudi après-midi.