Drôle d’endroit pour une rencontre. Ce week-end de 11 heures à 19 heures, une trentaine de robots envahissent la Biennale d’art contemporain de Lyon. L’idée : illustrer la façon dont la révolution robotique, ou "Robolution", va non seulement transformer notre quotidien mais aussi la lecture des œuvres et la démarche des artistes.

"II peut paraître incongru d’associer la robotique et l’art contemporain, mais les deux domaines sont en fait complémentaires. Les technologies de pointe bouleversent à la fois les créations et les perceptions artistiques, comme l'avait fait la vidéo par exemple", explique à metronews Bruno Bonnell, président de Syrobo, syndicat de la robotique de service.

"Désacraliser le robot"

A la Sucrière, le grand public pourra bien sûr interagir avec ces appareils du futur, à l’image de Pleo, le robot dinosaure capable de réagir aux caresses et à la voix, ou encore Nao, un humanoïde futur compagnon de la famille et outil d’apprentissage ludique pour l’enseignement du lycée à l’université.

"Il s’agit de désacraliser le robot auprès du grand public, ajoute Bruno Bonnell. Il ne faut pas en avoir peur. Aujourd’hui, nous ne craignons plus les smartphones, et bien ce sera la même chose avec la robotique. Ils feront partie de notre quotidien, et seront même appelés ‘cobots’, c’est-à-dire des robots copains, collègues ou compagnons". Tout un programme.